• LE CAIRE. eu plaisir à retrouver une légende que j'ai rencontrée dans tous mes voyages, depuis l'Irlande jusqu'à l'Espagne, depuis l'AlleITlagne jusqu'à l' Égypte : il n'est pas un rocher un peu caractéristique du haut du.qyel la tradition ne fasse sauter soit des amants désespérés, comme Sapho à Leucade, soit des princès prisonniers, comme Louis le Salique à Giebichenstein , soit des fugitifs serrés de près par l'ennemi. comme le cheval Bayard à Dinant. Ici , c'est lors du massacre des mameloucks à la citadelle par ordre de .Méhémet Ali. en 1829. qu'un des soldats voués à la mort fit le grand saut. Il arriva heureusement à terre, dit-on. et parvint à se · cacher penda.nt quelque temps; malheureusement, il fut repris peu de jours après et exécuté : la générosité n'est pas une vertu des princes musulmans. Quittant la citadelle, nous avons gravi le sommet du rocher qui la porte, et qui s'appelle le Mokattam. C'est une colline de 200 mètres de hauteur, qui a été profond~­ ment entaillée pour en extraire les matériaux à bâtir : le Caire, peut-on dire, sort presque